Dans ce cadre, notre déléguée de l’APJRC Parcs et jardins de la région Centre-Val de Loire, Michèle QUENTIN, s’est rendue en Roumanie quatre jours, à l’invitation de l’Institut français de Cluj-Napoca. Ce dernier a organisé une édition franco-roumaine de « Rendez-vous aux jardins », placée sous le signe du partage et de la découverte.
Deuxième ville de Roumanie, située en Transylvanie, Cluj constitue l'un des plus grands ensembles universitaires d'Europe centrale.
Les conférences se se sont déroulées dans un ancien monastère transformé en Espace de la biodiversité des Sciences agronomiques et vétérinaires de Cluj.
Le 27 mai, l’Institut français de Roumanie à Cluj-Napoca, en partenariat avec l’USAMV Cluj (Université des sciences agronomiques et vétérinaires, fondée en 1869), a organisé une journée consacrée aux jardins.
Michèle Quentin a animé une série de conférences, suivie de débats, autour de : l’Europe des jardins et les politiques publiques, l’art des jardins en région Centre-Val de Loire, les défis climatiques et la gestion durable de l’eau. 150 participants - étudiants de l’Université d’agronomie, professeurs, architectes et paysagistes - ont participé à cette journée.

Intervention de Michèle Quentin. Questions et réponses du public passionné.
Au programme :
10h-12h : L’Europe des jardins, politiques publiques, protections et labels mis en place.
14h-16h : L’art des jardins en Centre-Val de Loire, de la Renaissance à nos jours, et tout particulièrement, la manière dont nos jardins dialoguent avec le passé et le présent témoignant d’une histoire continue d’adaptation, d’invention et d’ancrage d’une identité forte à notre territoire.
16h-17h30 : Les enjeux liés aux changements climatiques : la gestion durable de l’eau dans les parcs et jardins, nouveaux défis, et nouvelles pratiques. Comment s’adapter à un climat plus difficile, restaurer la biodiversité et repenser la gestion de l’eau ?

De gauche à droite : Raluca Mateiu, assistante de la directrice de l’Institut français, Laurence Levasseur, directrice de l’Institut français de Roumanie à Cluj, Michèle Quentin, déléguée de l’APJRC, Christina Pocol, maître de conférences, docteur en économie rurale et responsable du bureau francophone - Denisa Juncan, maître de conférences, docteur en arboriculture ornementale.
Ces interventions, suivies d’échanges riches avec le public - les échanges étaient accompagnés d’une traduction simultanée en roumain - ont permis de mettre en lumière l’importance des jardins comme patrimoine vivant, entre histoire, biodiversité et innovation.
Cet événement a également ouvert la voie à de nouvelles collaborations dans le domaine du patrimoine paysager.
Le 28 mai, Michèle Quentin a animé un atelier sur le thème « Le jardin de demain » à la médiathèque de l'Institut français, atelier dédié à la transmission auprès des enfants.
Parallèlement à ces conférences, plusieurs visites et rencontres ont eu lieu, avec pour perspectives de tisser de nouvelles collaborations et d'échanger sur les questions de la gestion de l’eau et de la restauration de la diversité.

Le jardin Botanique Vasile Fati à Jibou. En arrière plan, les serres « futuristes » accueillant les plantes tropicales et sub-tropicales.
De gauche à droite : Paul Szatmari, adjoint du directeur du jardin, chercheur et botaniste, Michèle Quentin, déléguée de l’APJRC, Laurence Levasseur, directrice de l’Institut français de Roumanie à Cluj et deux chercheuses du laboratoire du jardin botanique.
- Le jardin botanique de Jibou* (80 kms de Cluj-Napoca) : nous avons visité les serres et les jardins et échangé avec les chercheurs attachés au programme de la biodiversité des espaces naturels.
- Le jardin botanique de Cluj** : nous avons visité les différents jardins, les serres dédiées aux recherches appliquées et le célèbre herbier rattaché au musée, en compagnie du directeur du jardin botanique.

Visite de l’exposition temporaire et du jardin botanique avec Mihai Puscas, directeur du jardin botanique de Cluj.
Visite de l’Herbier du jardin botanique de Cluj avec Mihai Puscas, directeur du jardin botanique, qui est également le conservateur de l’Herbier.
* Le jardin Botanique Vasile Fati à Jibou a été créé en 1968 et couvre une superficie de 24 ha. À cette époque, le biologiste et professeur roumain Vasile Fati transforme le parc entourant le château Wesselényi - ancienne résidence aristocratique hongroise du XVIIIe siècle - en centre botanique et scientifique. Aujourd’hui, le jardin botanique conserve ses serres tropicales étonnantes et divers jardins thématiques. Une équipe de chercheurs travaille dans les laboratoires.
** Le jardin botanique universitaire de Cluj, fondé en 1920 par le professeur Alexandru Borza, figure éminente de la biologie roumaine, est rattaché à l’université Babeş-Bolyai. Le jardin occupe une superficie de 14 ha avec diverses collections de plantes totalisant environ 10 000 espèces le long de ses 7,5 kilomètres de sentiers. L’espace est divisé en plusieurs secteurs : ornemental, phytogéographique, systématique, économique et médicinal, chacun avec sa spécificité. Le magnifique Herbier Universitaire est situé à l’intérieur du jardin botanique ; il abrite plus de 700 000 spécimens, la collection est la plus grande de Roumanie, recensant le patrimoine végétal entier de la Roumanie et une bonne partie de la flore du monde. Le directeur du jardin botanique, le Professeur Mihai Puscas, est également le conservateur de l’Herbier.